ISSP 2.0 - Un mot du directeur

Publié le mercredi 1 avril 2015

Auteur : Marc Saner

Marc Saner

Directeur inaugural et membre du groupe principal, ISSP
Professeur agrégé, Département de géographie, Université d'Ottawa

Alors que j'entame les trois derniers mois de mon quinquennat, j'aimerais faire le point et décrire la planification de la transition. J'ai devant moi nos quatre premiers rapports annuels. Je pense que leur titre décrit plutôt bien l'évolution de l'ISSP: Premières étapes, Établir un réseau, Établir de solides fondations et Vers un programme d'études supérieures.

En cinq ans, nous sommes passés d'une idée à un réseau florissant comptant six facultés qui fournissent les membres de l'équipe de gestion, environ 30 professeurs affiliés de l'Université d'Ottawa, de 25 grands penseurs de tout le pays occupant des postes d'enseignant-chercheur ou siégeant à notre comité consultatif, et une liste de diffusion bilingue comptant environ 1200 abonnés. 

Notre premier programme d'études supérieures, la maîtrise pluridisciplinaire en science, société et politique publique, sera lancé à l'automne. Il convient également de souligner la création de notre club étudiant : la Société de la science et de la politique de l'Université d'Ottawa (renseignements complémentaires plus bas). Il n'existe que deux associations étudiantes sur ce thème dans tout le Canada (la seconde et la très impressionnante association Dialogue Sciences et politique de l'Université McGill). En raison de ces développements, notre prochain rapport annuel sera intitulé Regard sur les étudiants. 

Ma vision personnelle de l'ISSP continue reste axée sur les étudiants. Une bonne éducation dans le domaine des sciences, de la santé et des politiques exige de la diversité et une compréhension de la saine tension entre les personnes qui souhaitent transformer complètement le monde et celles qui étudient le passé et les processus actuels en portant un regard critique sur le rythme et la nature des progrès scientifiques et technologiques. À titre de scientifique et d'éthicien, je suis très au fait de cette tension et je suis convaincu qu'elle est aide les étudiants à bien comprendre comment ces opinions divergentes sont conçues et justifiées.  

J'espère que la maîtrise pluridisciplinaire ne constitue qu'une première étape. Sur demande du doyen des sciences, j'ai élaboré l'ébauche d'un programme de maîtrise en un an destiné aux scientifiques. Provisoirement nommé ELITE, il serait axé sur l'apprentissage par l'expérience, l'esprit d'intégration et les fondements du travail en équipe. L'ISSP a également la capacité d'offrir des formations continues et des ateliers - de nombreuses idées sont à l'étude! De plus, nous continuons d'offrir un cours de premier cycle régulier : Thèmes choisis concernant la science, la société, et la politique publique du professeur Paul Dufour à la Faculté des sciences.

La recherche n'a rien perdu de sa vitalité. L'ISSP a jusqu'à maintenant principalement joué le rôle d'entremetteurs, de facilitateur et de connecteur pour aider les professeurs à relier nos trois domaines d'intérêt : (1) la science en politique (par exemple la prise de décision fondée sur des preuves), (2) la politique au service de la science (par exemple, politique en matière de science et d'innovation,) et (3) la gouvernance de la technologie (par exemple, la réglementation et l'éthique). L'ISSP pourrait jouer un rôle plus important, mais il n'est pas facile d'aligner et dizaines de chercheurs qui jouissent à juste titre d'une liberté universitaire. L'une des approches réussies de la recherche a été le l'accueil ou le soutien des chercheurs de l'ISSP. La chercheuse principale, Margaret McCuaig-Johnston, se positionne rapidement comme une chercheuse éminente des politiques sur les sciences et l'innovation en Chine; le professeur adjoint Paul Dufour est très demandé au Canada et à l'étranger à titre de chercheur et d'expert en histoire et en politique des sciences canadiennes, et le chercheur principal Richard Hawkins (Université de Calgary) a été l'auteur principal de notre Décalogue pour l'innovation. Une autre approche réussie a été la collaboration avec des étudiants de cycles supérieurs, comme le démontre notre série de mémoires sur l'Interface entre la politique et les sciences et la Chronologie de la technologie.

Nos activités de sensibilisation sont créatives et optimisent les ressources disponibles. Afin de sécuriser et de développer les ressources futures, j'ai lancé la création d'un consortium de l'ISSP en collaboration avec mes proches collègues, professeurs Scott Findlay et Patrick Fafard. Nous avons eu la chance que le doyen des sciences sociales accepte d'assumer le rôle de leader et que le doyen des sciences ait également fortement soutenu ce concept. Merci, doyen Mérette et doyen Perry! Le transfert de la direction de la Faculté des arts à un consortium dirigé par la Faculté des sciences sociales signifie que le concours interne visant à sélectionner mon successeur sera dirigé par les Sciences sociales en collaboration avec le vice-président du Bureau de la recherche. J'ai hâte de découvrir la vision du prochain directeur, étant donné que je continuerai d'enseigner des cours de l'ISSP.  

Le dernier trimestre de mon mandat de directeur sera une période mouvementée, avec le lancement de notre premier programme d'études supérieur. Je suis très reconnaissant du leadership hautement compétent assuré par notre conseillère en recherche, Rachel So, en collaboration avec le directeur par intérim du Programme, Director Patrick Fafard. Nous préparons également les documents de transfert et nous avons la chance de compter une archiviste professionnelle, Sarah Farewell, qui travaille comme étudiante sur le lieu de travail au sein de notre personnel. Sarah a rédigé un excellent manuel de gestion des archives et des processus pour l'ISSP.   

Une série d'événements intéressants aura bientôt lieu. À la fin du mois d'avril, le professeur Jonathan Linton emmènera une délégation à Washington pour assister au 10e Événement commémoratif annuel Allan Bromley (qui est organisé à Ottawa une année sur deux). Sous sa direction, cet événement a pris une ampleur de plus en plus internationale. La collaboration avec notre boursier du programme Fulbright, Tee Guidotti, a abouti à des activités supplémentaires, par exemple sa conférence récente très populaire sur la santé et la durabilité. Nous continuons d'organiser la Table ronde sur la politique scientifique d'Ottawa (plus de renseignements ci-dessous) et nous avons hâte de participer aux premiers événements organisés par nos étudiants enthousiastes dans la nouvelle Société de la science et de la politique de l'Université d'Ottawa.

Enfin, je prépare un événement important sur Le chômage technologique et l'avenir du travail en collaboration avec l'étudiante de maîtrise Alin Charrière. Nous sommes enthousiastes à l'idée d'organiser un débat entre des experts de renommée mondiale provenant d'Oxford, de Yale et de Ryerson dans le cadre du Congrès 2015. Je remercie à l'avance le récipiendaire de l'Ordre du Canada, chercheur de l'ISSP et extraordinaire journaliste scientifique Peter Calamai d'animer ce groupe. Nous espérons vous voir sur le campus pendant la matinée du mercredi 3 juin 2015. Inscrivez cette date dans votre calendrier.   

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